veillée calendale

Une veillée calendale autour de la cheminée aux Ombrages à Montfavet

La soirée débute devant le feu de cheminée avec une veillée animée par Daniel Morin, président, entouré de Florence Bombanel, guide-conférencière du Comtat venaissin, et de Jean Coutarel, tambourinaire et conteur provençal.
Le thème de cette soirée : Les traditions de Noël en Provence et plus particulièrement la présentation de la table calendale et ses plats traditionnels.
Cet échange convivial à trois voix avec l’assistance a permis de retrouver le sens et la transmission de ces traditions perdues, voire ignorées par certaines personnes.
Ainsi du 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe, avec le blé que l’on met à germer, jusqu’au 2 février, jour de la chandeleur, s’étale la période calendale avec la crèche et les santons, le cacho-fio, le gros souper, les 13 desserts, les chants de Noël, la messe de minuit, l’épiphanie, etc. Quelques uns de ces grands moments ont été évoqués par nos deux « passeurs de mémoire ».

A l’issue de cette veillée, les participants ont dégusté un superbe buffet de crudités et de charcuterie de pays ainsi qu’une daube d’agneau avignonnaise et sa garniture de saison servies par Guy Clément et son équipe.

Jean Coutarel a poursuivi la veillée en agrémentant le dîner par des contes de Noël savoureux et de quelques beaux noëls du montilien Nicolas Saboly, au galoubet tambourin, chantés par l’assistance. Ce fut un véritable régal dans l’esprit des veillées d’antan en Provence.

 

Un extrait sonore :

Les participants se sont quittés en se donnant rendez-vous pour l’assemblée générale en se souhaitant « bono fèsto de Nouvé e à l’an que vèn ! »

Un extrait des échanges devant la cheminée :

le château de Saumane et les « nego chin »

Sortie au Pays des Sorgues et Monts de Vaucluse :
Rencontre avec la counfrarié di pescaire lilen, et visite du château de Saumane.

Rendez-vous, en fin de matinée, au restaurant du golf de Saumane, au cœur des Monts de Vaucluse, à une lieue de la célèbre Fontaine de Vaucluse.


Dans un salon du club-house, découverte de la Counfrarié di pescaire lilen dont les origines remontent à Raymond VII, comte de Toulouse, marquis de Provence, en 1237.
Présentation, détaillée et fort intéressante avec vidéo-projection de Sauveur Romano, par Alain Nicolas, ancien président, et Alain Prétot, dernier constructeur de négo-chin (noie-chien) : barque emblématique de la Sorgue à fond plat. Aujourd’hui, il y en aurait 2 à 300 sur la Sorgue ! Ce bâteau en épicéa de 5 mètres de long demande une trentaine d’heures de travail et Alain Prétot en a construit 133 en 40 ans. Son prix est de 900 euros environ. Alain Prétot les construit avec passion – ce n’est pas sa profession – dans son garage-atelier au cœur de la vieille ville de L’Isle-sur-la Sorgue. Il tient son savoir d’anciens pescaires et l’a transmis à un jeune confrère, « Gilou », qui commence lui aussi à en construire. La relève et donc assurée…
Tous deux ont ensuite abordé la pêche traditionnelle sur le bassin des sorgues avec différentes techniques : araignée, carrelet, nasse, bouteille et fichouire qui a les faveurs des confrères et enfin les joutes nautiques qui se pratiquent encore aujourd’hui sur la Sorgue et qui sont différentes des givordines et des languedociennes.
Chaque année, la Confrairié di pescaire lilen organise le troisième dimanche de juillet une pêche d’antan et le premier dimanche d’août un marché flottant et vénère par une procession Notre-Dame de la Sorguette qui a sa chapelle dans la collégiale baroque l’isloise Notre-Dame des Anges.

Après le déjeuner au restaurant du club « Les fontaines du Gerfaut », le cortège des voitures s’est dirigé vers Saumane pour atteindre le château-forteresse du marquis de Sade, aujourd’hui propriété de la communauté de communes du Pays des Sorgues et Monts de Vaucluse.

Sur le plateau de Saumane, avec une esplanade offrant une magnifique vue sur la vallée jusqu’aux Alpilles, le groupe a été accueilli pour une visite exceptionnelle et privée par Xavier Feuillant, directeur de l’office de tourisme intercommunal, et Fabien Quézel, responsable du château.
D’emblée, nos guides diront : « On comprend tout de ce château mais il y a des singularités car son architecture bizarroïde remaniée à travers le temps par les différents propriétaires, le rend unique, représentant 600 ans d’histoire et même plus. »
En effet, il offre un panorama de l’architecture monumentale du Moyen-Age avec ses fortifications castrales et son système défensif, à nos jours avec une orangerie du XXème siècle qui jouxte une façade Renaissance. L’intérieur est tout aussi disparate et de bon goût car on est dans un château. Tout est majestueux de belle facture et original attirant la curiosité des visiteurs avec différentes salles, galeries, grande montée, grand salon et chambre rouge, surnommée « la chambre du marquis » , mais on ne possède aucune preuve, avec des décors peints des XVIIème et XVIIIème siècles.

A l’issue de cette journée, le président Daniel Morin a donné rendez-vous aux adhérents pour le dernier événement de l’année : une veillée calendale au coin du feu au restaurant les Ombrages à Montfavet le vendredi 30 novembre à 19 heures 30.

 

Extraits vidéo de la sortie

1 2 3 4 18