anniversaire : 10 ans déjà !

Dans la vie, il est important de fêter les anniversaires.
Dix ans pour une association qui fait référence à la mémoire c’est peu car « faire mémoire » c’est se rappeler en remontant le temps mais dix ans c’est jeune, et de mémoire nous passons à aujourd’hui notre temps.
Et avec Mémoire, que de souvenirs déjà en une décennie. Que de bons moments passés ensemble ! Que de découvertes et de visites plus intéressantes les unes que les autres dans tous les domaines car à Mémoire on cultive l’éclectisme.
Ainsi pour fêter dignement cette première dizaine, le bureau a mis les petits plats dans les grands, normal, me direz-vous, dans une école hôtelière et quelle école ! celle de la Chambre de commerce et d’industrie d’Avignon et de Vaucluse, qui a formé depuis 50 ans cette année (encore un anniversaire) des dizaines et des dizaines de chefs sous la houlette des Maîtres cuisiniers de France.
C’est dans le cadre du « Restaurant Ô saveurs » que 120 adhérents et amis ont apprécié dans une ambiance conviviale fort sympathique un menu-dégustation « provençal » se déclinant en quatre chapitres, arrosé d’une sélection de vins de Côtes-du-Rhône, élaboré par Michel Receveur, président des Maîtres cuisiniers de France, ancien chef de l’Ecole hôtelière, et réalisé par le chef Christian Leroy et ses élèves.
Cette soirée, entrecoupée d’interventions de notre président Daniel Morin, s’est achevée selon la tradition par un gâteau d’anniversaire, un fraisier aux délices de Carpentras, agrémenté de fusées étoilées.
Tous nos chaleureux remerciements aux élèves -cuisine et salle- ainsi qu’à l’ensemble des personnels de l’École Hôtelière d’Avignon mobilisés pour cette soirée.
Il est important dans la vie de savoir où l’on va mais il faut toujours se « remémorer » d’où l’on vient, c’est la vocation de l’association Mémoire qui met le cap vers d’autres aventures et va écrire une nouvelle décennie tout aussi riche en découvertes !

veillée calendale avec Guy Bonnet

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creche

Les traditions de Noël restent bien ancrées dans le cœur des Provençaux, en témoigne le succès de la soirée du 4 décembre qui nous réunissait à l’auberge Bagatelle, en compagnie du chanteur Guy Bonnet.
La date retenue ne doit rien au hasard, car le jour qui célèbre la Sainte-Barbe sonne aussi le début des fêtes calendales qui trouveront leur épilogue le 2 février avec la Chandeleur. 40 jours donc ponctués de rites et célébrations où se mêlent joyeusement traditions païennes et chrétiennes. La Sainte-Barbe, c’est encore aujourd’hui l’occasion de semer quelques lentilles ou graines de blé dans des soucoupes avec l’espoir de voir leurs belles pousses vertes égayer la table du 25 décembre. Les papets et mamés pourront aussi mettre leurs petits-enfants à contribution pour sortir les santons de leur nid de coton et confectionner la crèche dont l’origine remonte à Saint-François d’Assises, et qui ne sera démontée que le jour de la Chandeleur. Les enfants sauront-ils reconnaître Lou Ravi -qui lève ses bras au ciel en signe d’admiration-, Lou Pistachié – qui conduit son âne chargé de blé – ou Bartomio – l’incorrigible ivrogne qui offre une morue séchée à Jésus – ? Comme la tradition veut que chaque année, l’on ajoute un nouveau santon à la crèche, les Provençaux n’ont pas fini de se bousculer dans les marchés de Noël et salons de santonniers!. Concerts, veillées et pastorales vont ainsi se succéder comme autant d’occasions de se retrouver en famille ou entre amis, jusqu’au 24 décembre, point d’orgue de cette période festive.

Il faut alors allumer la bûche de Noël ou Cacho-Fio. Eh oui, la bûche de Noël, ce n’est pas qu’un dessert! Coupée d’un arbre fruitier, on l’arrose d’abord par trois fois de vin cuit en chantant. On peut alors dresser la table calendale qui reçoit 3 nappes posées les unes sur les autres, puis 3 chandeliers, pour commémorer la Trinité. Pendant ce temps, on s’affaire à la cuisine pour préparer le gros souper, un repas maigre à base de morue séchée ou salée, mais agrémenté de chou-fleur, cardons, céleri, artichauts servis à l’huile d’olive ou à l’anchoïade. En fin de repas, on puisera dans ses dernières ressources pour faire honneur aux 13 desserts qui symbolisent la Cène. Succès d’estime assuré à qui saura en dresser la liste sans erreur… Il est alors temps de partir en famille pour la Messe de Minuit, précédée d’une veillée où sont chantés les « Noëls », cantiques Provençaux écrits au XVIIème siècle. Dans certains villages pendant la messe de minuit se perpétue le rituel de la cérémonie du pastrage, une coutume pastorale très ancienne: « Lou bayle », le patron des bergers , se rend à l’église accompagné des autres bergers, d’un petit pâtre, et d’autres enfants portant des agneaux et des présents. A leur arrivée, le bayle offre un agneau au prêtre et, au moment de l’offrande, tous viennent alors adorer l’enfant Jésus et remettre leurs cadeaux. Les fêtes calendales prennent fin le 6 janvier, jour de l’Epiphanie correspondant à l’apparition des rois mages. Ce jour-là, on déguste en Provence une brioche aux fruits confits en forme de couronne.

Ainsi se termine ce petit tour d’horizon des traditions de Noël en Provence, que les chansons de Guy Bonnet ont ponctué avec bonheur tout au long de cette chaleureuse veillée calendale. Rendez-vous l’an prochain pour faire revivre ce temps de partage et de convivialité, autour d’un bon feu de cheminée!

Extraits vidéo de la soirée

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