Nationale 7 et les balais de Lapalud

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Le musée de la RN7 :

Avant l’ouverture de ce lieu, quelques passionnés ont créé une association, en 1990, sous le nom de Mémoire de la Nationale 7 ayant pour but de promouvoir et gérer tout ce qui a trait à la route nationale 7 et à Piolenc. L’association commença par rassembler divers objets, donnés en majorité par la population locale. Puis, elle organisa des manifestations et des expositions ponctuelles, tout en recherchant un local susceptible d’héberger le musée. Tout au long de la visite, vous pouvez admirer les collections de plaques émaillées, affiches publicitaires et autres objets marquants de la nationale 7, vous comprendrez l’évolution des pneumatiques et des radiateurs au cours du temps. Le musée possède également l’une des premières voitures électriques ainsi qu’une très belle collection des fameux « Solex ».

La voiture électrique en 1942
N’oublions pas les camions qui circulaient sur la Nationale 7… Qui ne connaît pas l’enseigne rouge et bleue sur fond blanc indiquant un relais routier ?… Saviez vous que son origine est le titre d’un magazine ?

Vous aurez un aperçu de l’activité économique autour de la Nationale 7 au travers des commerces qui bordaient notre route dans les années 1950 à 1970…

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Lapalud et les balais :

La Nationale 7, à Lapalud, avait l’importance de la Seine à Paris. Il s’agissait de la voie royale du commerce, de la richesse.
Les vacanciers sur la route du soleil achetaient un balai, une brosse, un plumeau auprès d’un des quelques trente vendeurs installés le long de l’avenue des platanes, dans une symphonie de couleurs.

«Ca a commencé par des plumeaux et des balais multicolores. Et après, il y a eu des paniers, des cache-pots, de tout !».

Une dizaine de petites usines et ateliers d’artisans, livraient environ 400 000 balais par an, dans toute la France et même en Suisse et en Belgique.
Environ 1000 balais sortaient chaque jour des fabriques Gilles-Père, Daudel, Roustan ou Marre. L’effervescence est telle que «l’été, pour traverser Lapalud, vous mettiez vingt minutes ! C’était tout bouché.»

Pour des raisons techniques , les Ponts et Chaussées l’ont déviée et elle contourna l’agglomération, du côté ouest. La Nationale 7 perdue, Lapalud est revenue au sommeil de la Belle au Bois Dormant.

Adieu, balais, plumeaux, brosses, paniers… Les touristes filèrent sur la route, sans ralentir, aux feux d’artifice des balais.

Le clip d’annonce de la sortie :

Le diaporama